|
Bonjour,
Christian Estrosi, Ministre chargé de
l’Industrie, Maire de Nice, vous invite au vernissage de l’exposition
Philippe Favier, présentée au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain
jusqu’au 31 janvier 2010, en présence de Muriel Marland-Militello,
Adjointe au Maire déléguée à la Politique Culturelle de la Ville.
Philippe Favier fait partie de ces artistes inclassables, prolixes, qui
nous surprennent par leur inventivité sans cesse renouvelée. Il est
présent dans les collections du musée depuis 1982, avec une œuvre dont
le titre, très poétique, Ni n'est-ce pour rien que les chrysalides
s'accouplent, montrait un collage d’infiniment petits guerriers montés
sur des destriers.
Philippe Favier porte une interrogation récurrente sur la nature humaine,
dérisoire, absurde ou tragique à la fois, dans des compositions où
foisonnent dessins à l’encre, aquarelles, collages, écritures.
Pour l’exposition dans la Galerie contemporaine du Mamac, il a choisi
150 éléments, des objets et des œuvres sur papier, qui montrent son
intérêt constant pour l’univers de la papeterie et de l’écrit. Tampons,
portes-plumes, lutrins, tout ce qui sert à écrire, décrire, illustrer
depuis des temps immémoriaux. Papiers vieux, cartes de géographies et
relevés cadastraux, carnets de notes anciens, sont couverts de petits
personnages étranges dans lesquels on reconnaît des squelettes, des
crânes, des os, des machines impropres à l’usage, qui sont devenus
étrangement les acteurs de saynètes plus ou moins grinçantes. Une des
pièces majeures de l’exposition, le Grand livre, déroule ses écritures
offertes à la sagacité du lecteur, convié à repérer les énigmes
proposées avec malice. Mais aussi les Lucky One, Ecrevisses et
architectes, Ardoises, tout un univers propre à Favier et où on entre
avec délices.
Bien à vous, |